Vous lisez le manuel embarqué
Ces pages sont celles qu'AURA porte en elle : dans l'application, la touche ? ouvre celle de l'écran où vous êtes. Elles sont publiées ici telles quelles, pour se lire sans rien installer.
Ce que coûtent vos sessions, et ce qui mérite une action. Le diagnostic relit les transcripts de ~/.claude/projects — il n'écrit jamais rien. La période choisie en haut de page vaut pour tout l'écran, seuils compris : les percentiles sont recalculés sur elle.
Le module Usage & coûts répond à « combien, et où ? » ; celui-ci répond à « est-ce anormal, et qu'est-ce que j'en fais ? ». Ils lisent la même matière, avec deux intentions différentes.
Les sections de l'écran
Le résumé — coût de la période, sessions analysées, constats, et le nombre de constats critiques. Un constat est critique quand la session dépasse le double du seuil, à surveiller au-delà de 1,3 fois. La gravité se calcule ainsi sur l'écart au seuil, jamais sur une constante : un parc qui se calme voit ses critiques s'éteindre seuls.
À faire, dans cet ordre — jusqu'à cinq actions, celles qui valent la peine. Le regroupement est par règle et non par session : une session chère n'est pas une action, « les sessions longues relisent leur historique » en est une, et elle vaut pour toutes celles qu'elle concerne d'un coup. L'ordre vient de l'impact cumulé, pas de la gravité — une règle critique sur deux sessions passe derrière une règle mineure sur cinquante, parce que c'est la somme qui décide de ce qu'on fait lundi.
Comment vous travaillez — vos sessions d'au moins dix tours ayant produit une modification, coupées en quarts selon leurs éditions par heure, puis le quart du haut comparé à celui du bas. Ce rendement mesure une activité, pas une valeur : une session qui traque deux heures un bug et le corrige en une ligne figure tout en bas, et elle a bien travaillé. En dessous de 32 sessions retenues, deux quarts ne sont que deux poignées et le tableau s'abstient.
Rythme — la dépense vue par le temps et non par la session. La fenêtre de cinq heures est celle que compte une limite d'usage : elle ne connaît pas les sessions, et deux sessions menées de front la remplissent deux fois plus vite. Les fenêtres sont mesurées à chaque réponse API, donc elles se recouvrent : le pic n'est pas une journée mais un moment. Les sessions de front se comptent par recouvrement des bornes — une session laissée ouverte sans qu'on y touche compte comme ouverte, car c'est ce qu'elle était.
Le détail — une entrée par règle. Chacune indique si son chiffre est mesuré (lu dans le transcript) ou estimé, avec la base de calcul : sans elle, un montant n'est qu'une assertion. Les cas les plus lourds sont cliquables et ouvrent le rejeu de la session.
Ce que ce rapport ne sait pas — les angles morts de votre période : seuils non calibrés, modèles sans tarif connu, part de la fenêtre réellement attribuée. Un rapport qui tait ses angles morts se lit comme un devis.
Un seuil, deux moitiés
Un signal se déclenche au-delà de max(P90 de votre parc, un garde-fou) — et en deçà de min(P10, un plafond) pour les deux signaux inversés, décrits plus bas. Les deux moitiés répondent à deux échecs différents.
Le percentile dit « inhabituel ici ». Une constante ne le saura jamais : 78 % de cache est excellent sur un parc à 60 %, médiocre sur un parc à 99 %. Il est recalculé à chaque rapport, sur la période choisie.
Le garde-fou dit « et assez gros pour valoir une action ». Sans lui, un percentile désigne toujours 10 % du parc, y compris quand tout va bien : on accuserait la session la moins vertueuse d'un parc irréprochable.
La propriété qui rend l'ensemble sûr : un garde-fou ne peut que faire taire. Pris du côté qui exige davantage — max quand plus haut est pire, min quand c'est l'inverse — le durcir supprime des constats et n'en crée jamais. Au pire il cache un vrai problème mineur ; jamais il n'en invente un.
Deux signaux sont inversés — Tours par prompt et Taux de cache — parce que plus bas y est pire. Leur seuil est un P10 et leur garde-fou un plafond, pris en min. Conséquence à retenir avant d'y toucher : sur un signal inversé, un garde-fou posé au-dessus du percentile n'a aucun effet, quel que soit le parc. Pour faire taire, il doit passer en dessous.
Lire une ligne du tableau des seuils
- Sessions — celles qui portent le signal, pas le parc entier. Une session sans compaction n'a pas un gaspillage de compaction nul : elle est hors sujet, et la compter tirerait tous les percentiles vers zéro.
- Médiane — celle des sessions qui portent le signal, pas du parc. L'écart entre elle et le seuil dit à quel point la distribution est étalée.
- Décidé par —
votre parcsignifie que le percentile a gagné.garde-fousignifie l'inverse, et donc que le parc est sain sur ce signal : son décile le moins bon n'atteint pas ce qui vaudrait une action. L'infobulle donne l'arbitrage chiffré — les deux candidats, ce que le plancher tait, et d'où il sort. - Cas — les sessions au-delà du seuil. Quand c'est le parc qui décide, ce sera toujours ~10 % des sessions portant le signal : un tri, pas une détection d'anomalie.
Sous les 30 sessions portant un signal, le percentile est écarté et le garde-fou décide seul — la colonne l'affiche. Les constats restent plausibles, ils ne sont pas étalonnés.
Recalibrer les garde-fous
Les percentiles se recalculent tout seuls ; les garde-fous, non. Ce sont les seules valeurs écrites à la main, dans server/diagnostics/thresholds.ts, et la date de leur dernière revue s'affiche sous le tableau, à côté du nombre de sessions de votre parc. Un plancher posé il y a longtemps, face à un parc qui a beaucoup grandi depuis, mérite une relecture.
La marche à suivre, signal par signal :
- Comparer le plancher au percentile. Un plancher très au-dessus du P90 rend le signal muet ; très en dessous, il ne sert plus à rien. Les deux valent d'être regardés — le second est bénin, le premier fait disparaître un gisement entier.
- Regarder les orphelines, pas la bande. L'infobulle de la colonne « Décidé par » donne les deux : les sessions situées entre le percentile et le plancher, puis celles d'entre elles qu'aucun autre signal ne désigne. Seules les secondes disparaissent vraiment du rapport ; les autres y figurent sous un autre titre, et les taire ne fait que dédoublonner. L'écart entre les deux chiffres est énorme — un plancher peut taire des dizaines de sessions dont une poignée seulement, pour une fraction du montant, sont réellement perdues.
- Décider sur un ordre de grandeur, jamais sur le percentile du moment. Caler un plancher sur le P90 courant le rendrait circulaire : il ne ferait plus rien qu'obéir aux données qu'il est censé arbitrer. Un bon plancher se raconte en une phrase — « une fenêtre standard entière », « la moitié du plancher de coût total » — et c'est ce que doit dire son
guardBasis. - Mettre à jour
GUARDS_REVIEWEDdans le même fichier : la date de la révision. C'est elle que la page affiche, pour qu'on sache si un plancher a été pesé récemment ou hérité d'un autre temps.
Le plancher épouse la légitimité de la dépense, ce qui explique que deux signaux de même unité portent des valeurs très différentes. Un outil doit consommer du contexte, c'est son métier : son plancher est haut, à une fenêtre entière. Relire un fichier déjà lu, ou charger un socle avant la première question, ne produit rien : ces planchers-là sont dix fois plus bas.
Quand un seuil ne suffit pas
Un signal exprimé en ratio ignore l'ampleur, et désignera volontiers une session à deux cents dont la forme est mauvaise et l'enjeu nul. Aucun garde-fou ne corrige cela — il juge le ratio, jamais la taille de la session. C'est un filtre de matérialité qu'il faut ajouter au signal lui-même, comme le MIN_MATERIAL_COST du taux de cache. Le symptôme est reconnaissable : beaucoup de cas dont le coût cumulé est dérisoire.
Ce que ces chiffres ne sont pas
Les dollars viennent des tarifs API ; un abonnement forfaitaire ne facture pas ainsi. Les tokens attribués à une catégorie — outils, socle, relectures — sont des estimations (chars/4), pas des compteurs facturés. La section « Ce que ce rapport ne sait pas », en bas de la page, liste les réserves qui s'appliquent à votre période.