Vous lisez le manuel embarqué
Ces pages sont celles qu'AURA porte en elle : dans l'application, la touche ? ouvre celle de l'écran où vous êtes. Elles sont publiées ici telles quelles, pour se lire sans rien installer.
Vos savoir-faire réutilisables : un dossier par skill dans ~/.claude/skills/, dont le point d'entrée est SKILL.md. Un skill est un mode d'emploi que Claude charge quand la situation s'y prête — à la différence d'un agent, il s'exécute dans la conversation en cours, avec son contexte.
Comme pour les agents, l'écran est en lecture seule : il montre et explique, il ne rédige pas. La seule écriture est la suppression.
Ce que la page lit sur le disque
Le service liste les sous-dossiers de skills/ et, pour chacun, tente de lire <dossier>/SKILL.md. Un dossier sans SKILL.md est ignoré en silence — c'est exactement ce que fait Claude Code, et donc ce qui explique un skill « qui n'existe pas » alors que ses fichiers sont bien là.
Le nom affiché vient de la clé name du frontmatter, à défaut du nom du dossier. Attention : name ne change pas la commande /nom, qui suit toujours le nom du dossier.
Le dépliant : les fichiers de référence
Chaque entrée de la liste porte un chevron. Le déplier montre les autres fichiers du dossier du skill — ceux que SKILL.md peut demander de lire. Je parcours le dossier du skill et un niveau de sous-dossiers ; les fichiers imbriqués plus profond ne sont pas listés. Un sous-dossier illisible n'interrompt rien : le point d'entrée reste consultable.
Ces fichiers sont le cœur du chargement progressif : ils ne sont pas injectés dans le contexte avec le skill. C'est le corps de SKILL.md qui dit lesquels lire, et quand. Les voir ici, c'est voir ce que le skill a sous la main sans que cela coûte un seul token tant qu'il ne s'en sert pas.
Cliquer un fichier de référence l'ouvre dans le panneau de droite :
- un
.mdest rendu comme du Markdown, en entier — pas de carte de frontmatter, puisque seul le point d'entrée en porte une ; - tout autre fichier est affiché comme un bloc de code coloré, la coloration étant déduite de l'extension (
json,js,ts,sh,bash,yml,yaml,toml,py).
Lire la carte de frontmatter
Elle fonctionne comme celle des agents : chaque clé posée est expliquée au survol, chaque clé absente est listée sous le dépliant « N clés non définies » avec la valeur que Claude Code supposera, et toute clé étrangère au vocabulaire des skills porte le drapeau ignorée.
Le vocabulaire des skills est en kebab-case (allowed-tools, user-invocable) là où celui des agents est en camelCase. Une clé d'agent glissée dans un SKILL.md ne fera rien.
Aucune clé n'est requise dans un skill. Si description manque, la carte le signale : Claude retombe alors sur le premier paragraphe du corps pour décider de charger le skill — ce qui marche par accident bien plus souvent que par intention.
Ce qui décide du déclenchement
Trois clés, et elles seules, gouvernent le moment où un skill entre en jeu.
description— ce que Claude lit pour décider. Elle doit énoncer quand s'en servir, pas seulement ce que le skill fait. C'est la première cause d'un skill jamais déclenché.when_to_use— du contexte de déclenchement supplémentaire : phrases-clés, exemples de demandes. Elle s'ajoute à la description ; les deux partagent un budget de 1 536 caractères.paths— des globs qui restreignent l'activation aux fichiers correspondants. Affichés un par ligne, les jokers mis en évidence.
Deux interrupteurs en modifient la portée :
user-invocableàfalse— le skill disparaît du menu/; seul Claude peut le charger ;disable-model-invocationàtrue— Claude ne le déclenche jamais de lui-même ; il faut le demander.
Les deux à la fois rendent le skill inatteignable.
Le vocabulaire complet d'un skill
| Clé | Rôle | Sans elle |
|---|---|---|
name | Nom affiché. Ne change pas la commande /nom. | Nom du dossier |
description | Ce que fait le skill et quand l'utiliser. | Premier paragraphe du corps |
when_to_use | Contexte de déclenchement supplémentaire. | La description seule |
argument-hint | Affiché à l'autocomplétion, ex. [issue-number]. | Aucun indice |
arguments | Arguments positionnels nommés, substitués par $nom dans le corps. | Seulement $ARGUMENTS, $0, $1… |
allowed-tools | Outils utilisables sans demander de permission tant que le skill est actif. | Permissions habituelles |
disallowed-tools | Outils retirés du pool pendant le skill. La restriction tombe au message suivant. | Aucun outil retiré |
user-invocable | false : masqué du menu /. | true |
disable-model-invocation | true : jamais déclenché spontanément. | false |
model | Modèle utilisé tant que le skill est actif ; la session reprend le sien ensuite. | Modèle de la session |
effort | Niveau de raisonnement pendant le skill. | Effort de la session |
context | fork : le skill s'exécute dans un sous-agent isolé, son contenu devenant le prompt. | Contexte principal |
agent | Sous-agent utilisé quand context: fork. Sans effet autrement. | general-purpose |
paths | Globs restreignant l'activation. | Actif partout |
shell | Interpréteur des commandes inline !`cmd` du corps : bash ou powershell. | bash |
hooks | Hooks de cycle de vie actifs uniquement pendant ce skill. | Aucun hook |
Pour un blocage durable d'un outil, disallowed-tools ne suffit pas : il ne vaut que le temps du skill. Passez par les permissions de settings.json.
Supprimer
La suppression vise le dossier entier, fichiers de référence compris — le dialogue affiche ce chemin, pas celui du SKILL.md. Une copie horodatée du dossier complet est prise avant, récupérable dans Sauvegardes.